Optimisation des prix de liquidation dans retail header image
Jusqu’où pouvez-vous descendre ?
by: Alexa Correa | 29 janvier 2026

Pourquoi une tarification de déstockage basée sur des données détermine la rentabilité du retail au T1

Chaque distributeur sait que le mois de janvier apporte son lot de chaos. Comme le disait autrefois un collègue de Walmart : « Janvier, c’est le mois des retours, des échanges et de l’attente de l’installation des présentoirs de la Saint-Valentin. » Mais en coulisses, c’est aussi le moment où les équipes retroussent leurs manches pour maîtriser la tarification de déstockage. Lorsque chaque remise compte, les distributeurs qui réussissent sont ceux qui structurent leur approche du déstockage, l’alignent avec les financements fournisseurs et prennent leurs décisions en tenant compte de l’ensemble du contexte commercial, et non de l’intuition.

Prix de liquidation basés sur les données

Ce qui compte vraiment au T1 : réussir la tarification de déstockage

Janvier est l’un des mois les plus lourds sur le plan opérationnel dans le retail. Les opérations d’inventaire et les retours occupent le devant de la scène, mais la véritable pression commerciale se joue en arrière-plan. La tarification de déstockage devient alors le facteur décisif pour déterminer quelle part de la marge est protégée ou perdue lors du redémarrage de la saison.

La tarification de déstockage ne consiste pas simplement à baisser les prix. Il s’agit d’enchaîner les décisions de manière que chaque réduction soit alignée avec la réalité commerciale du produit. Les distributeurs qui gèrent bien le mois de janvier sont ceux qui abordent le déstockage avec méthode et structure.

4 facteurs qui influencent la stratégie de tarification de déstockage

  1. Connaître le coût réel du produit, pas seulement le coût catalogue
    Les décisions de déstockage se fragilisent lorsque les acheteurs se concentrent uniquement sur le coût apparent. Ce qui permet réellement de définir le bon prix de sortie, ce sont les conditions sous-jacentes :
    • Financements fournisseurs
    • Soutien marketing engagé plus tôt dans la saison
    • Ristournes ou remises déclenchées par des paliers de volume
    • Promotions antérieures ayant déjà anticipé une partie de la marge

    Sans cette visibilité, la première démarque relève du pari.

  2. Construire l’échelle de démarques avec intention, et non dans le bruit
    Une baisse de prix doit suivre un plan. Le timing, la profondeur et les déclencheurs de chaque réduction doivent être fondés sur les données, et non sur des suppositions. La différence entre une échelle en trois étapes et une échelle en cinq étapes peut déterminer si les stocks sont écoulés en janvier ou reportés à février. Les distributeurs qui réussissent raisonnent à partir de la marge, et non du calendrier.

  3. Aligner le déstockage avec les accords fournisseurs
    Dans de nombreuses catégories, certains produits impliquent un partage du coût de sortie avec le fournisseur. Les distributeurs les plus performants en janvier sont ceux qui considèrent le déstockage comme la continuité de la négociation commerciale, et non comme un événement isolé. Lorsque les financements, les remises et les conditions sont clairs, les acheteurs peuvent prendre des décisions plus pertinentes sans sacrifier la rentabilité.

  4. S’assurer que les équipes pricing, les acheteurs et les planners travaillent à partir d’une même source de vérité
    En janvier, la rapidité est essentielle. Si les équipes travaillent à partir de tableurs différents, avec des hypothèses divergentes, le processus devient rapidement chaotique. Les organisations qui gèrent le mieux le déstockage disposent d’une vision unique et fiable des coûts, des conditions et des financements.

    Les distributeurs tirent un avantage maximal lorsqu’ils rassemblent l’ensemble des éléments commerciaux — pricing, financements fournisseurs, accords, ristournes et performance des démarques — en un seul endroit. Ce n’est pas un argument commercial, c’est simplement la réalité du mois de janvier. Lorsque les équipes ont une vision complète de la situation commerciale et peuvent prendre des décisions pilotées par les données, il devient possible d’écouler les stocks de manière agressive sans sacrifier la marge.

Descendre bas, mais rester debout

À cette période de l’année, tous les distributeurs jouent une forme de limbo du déstockage : il s’agit de descendre suffisamment bas pour écouler les stocks, sans tomber au sol côté marge.
Parce que janvier sera toujours le mois de l’écoulement de fin de saison, les distributeurs qui gagnent ne sont pas ceux qui démarquent le plus vite, mais ceux dont les prix de déstockage reposent sur des faits, sont alignés avec les financements et exécutés avec discipline.

C’est ce que le mois de janvier exige réellement pour garantir une performance retail solide.

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